Pas nouveau, le phénomène ne cesse hélas ! d'enfler. Il y a deux jours, je parcourais le site web d'une chaîne de télévision locale quand je suis tombé sur un article annonçant que « 2 700 forces de l'ordre » allaient être « déployées sur les zones les plus sensibles » du territoire néo-calédonien. Or, si j'en crois l'Académie, et je n'ai aucune raison de douter d'elle, les forces de l'ordre désignent jusqu'à preuve du contraire « les unités de police et les formations militaires chargées de maintenir l’ordre public » et non les éléments ou individus composant ces dernières. Une étrange évolution qui, à défaut de renforcer les effectifs de la langue française, enrichit chaque jour davantage ses contingents d'approximations.
Les pièges de la langue française vus au travers de l'actualité réunionnaise
lundi 20 mai 2024
La force singulière de l'usage
De nos jours, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, on ne parle plus de « 400 salariés », de « 400 employés », mais de « 400 personnels » ou de « 400 effectifs ». C'est la mode, mon bon monsieur. De nos jours, on ne parle plus de 400 salariés ou de 400 employés. Non. On préfère évoquer 400 personnels ou 400 effectifs. C'est plus moderne, paraît-il.
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