À l’oral, la faute passe forcément inaperçue. Mais à l’écrit, les masques tombent. Les homonymes « sensé » et « censé » sont la source de nombreuses confusions, le premier nommé étant fréquemment employé en lieu et place du second. À tort, cela va sans dire.
Ce qui est le plus insensé dans l'histoire, c'est que leurs significations sont très différentes. « Hérité du latin sensus, « sensé » qualifie ce qui est raisonnable ; issu de censere, « censé » signifie « supposé », « réputé ». Deux origines, deux sens... et une confusion tenace.»
Un journaliste sensé et cultivé ne devrait-il pas être censé savoir faire la différence ?

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