« Volcan la pété ! » Et comme à chaque fois que notre Fournaise nationale s'enflamme, une question entre en éruption : doit-on parler de volcanologie ou de vulcanologie ? D'un volcanologue ou d'un vulcanologue ? Notez que l'hésitation est légitime puisque, non contents de cohabiter, lesdits termes possèdent le même ancêtre, Vulcain, rejeton de Jupiter et de Junon, époux de Vénus (sacrée famille tout de même !), dieu du feu, du fer, des volcans et patron des forgerons dans l'Antiquité romaine.
Pour éviter toute confusion, et selon le vœu de l'Académie des sciences, appuyée dans sa démarche par l'Académie française, certains linguistes conseillent chaudement d'opérer un distinguo : la volcanologie pour l'étude des monstres de lave, et la vulcanologie pour la transformation chimique du caoutchouc.
Les dictionnaires usuels ne semblent pas du même avis. Littré, Larousse et Robert continuent ainsi de faire de « volcanologie » et « vulcanologie » des synonymes. Ils qualifient toutefois le second de « vieilli », donnant ainsi raison à l'usage dont le cœur penche clairement pour le premier. Sans surprise, les médias se sont laissé porter par la coulée. Et à l'image de linfo.re (« ... le couple de volcanologues Maurice et Katia Krafft »), d'Imaz Press Réunion («… les volcanologues ont noté une légère baisse d'activité ») de Zinfos974 («… les nerfs des volcanologues »), de clicanoo.re (« ... la volcanologue Aline Peltier ») ou de Témoignages («... ont indiqué les volcanologues »), la presse locale a unanimement suivi le soufre du vent.

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