L'erreur ne saute pas aux yeux. Ni à l'oreille, d'ailleurs. Elle est pourtant bien réelle. La locution "absent à” ne s'emploie qu'avec un complément de temps : « Il était absent au moment du coup d'envoi. » En présence d'un complément de lieu, c'est "absent de” qui s'impose : « absent de Paris », « absent de la réunion », « absent du match », « absent du procès »...
Pour sa défense, le site épinglé n'est pas le premier — et ne sera pas le dernier — à se retrouver sur le banc des accusés pour avoir enfreint, oublié ou ignoré une règle de moins en moins respectée dans l'usage.
- « Absent à l'audience, l'auxiliaire de justice s'est constitué partie civile par courrier. » (Sud Ouest)
- « Absent à cette réunion, le maire Hervé Guihard apporte aujourd'hui ses réponses et ses solutions. » (Le Télégramme)
- « Jeudi, le livreur de 31 ans (absent à l'audience) a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, rapporte le journal Ouest-France. » (20 Minutes)
Décidément, le bon usage brille souvent... par son absence.

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