Lu la semaine dernière : « L'autopsie du corps devrait permettre d'établir les raisons du décès. » (Outre-mer la 1ère)
De tous les pièges de la langue française, le pléonasme est sans nul doute l'un des plus redoutables, tant il circule dans l'usage avec un tel naturel qu'on lui donnerait le bon Dieu du bien-parler sans confession. Gai luron, dépenses somptuaires, fétu de paille, transi de froid : pléonasmes ! Mal fagoté, se faire justice soi-même, collaborer ensemble, tous les pays du monde : pléonasmes encore ! Cadeau offert, bip sonore, actuellement en cours, autorisation préalable … Pléonasmes toujours ! La langue en regorge au point que nous finissons souvent par ne plus les voir.
La semaine dernière, je lisais sur le site d'Outre-mer la 1ère — notons au passage que l'abréviation correcte de « première » est « 1re » — le triste récit de la découverte du corps de Zaliia Shamigulova, une touriste russe de 29 ans en vacances à l'île Maurice. On pouvait y lire que « l'autopsie du corps devrait permettre d'établir les raisons du décès ».
L'autopsie du corps... Tiens, tiens. Combien de fois avons-nous rencontré cette expression sans y prêter la moindre attention ? Et pourtant, un simple examen au scalpel suffit à révéler une excroissance linguistique pour le moins suspecte. Académie, Larousse, Robert et Littré s'accordent en effet à définir l'autopsie comme la dissection d'un cadavre ou l'examen d'un corps pratiqué afin de déterminer les causes d'un décès. Dès lors, pourquoi lui adjoindre un complément tel que « corps » ou « cadavre », quand ces notions figurent déjà dans sa définition même ?
À vouloir disséquer les mots avec trop de précision, certains finissent donc par pratiquer... l'autopsie du cadavre du corps.
La semaine dernière, je lisais sur le site d'Outre-mer la 1ère — notons au passage que l'abréviation correcte de « première » est « 1re » — le triste récit de la découverte du corps de Zaliia Shamigulova, une touriste russe de 29 ans en vacances à l'île Maurice. On pouvait y lire que « l'autopsie du corps devrait permettre d'établir les raisons du décès ».
L'autopsie du corps... Tiens, tiens. Combien de fois avons-nous rencontré cette expression sans y prêter la moindre attention ? Et pourtant, un simple examen au scalpel suffit à révéler une excroissance linguistique pour le moins suspecte. Académie, Larousse, Robert et Littré s'accordent en effet à définir l'autopsie comme la dissection d'un cadavre ou l'examen d'un corps pratiqué afin de déterminer les causes d'un décès. Dès lors, pourquoi lui adjoindre un complément tel que « corps » ou « cadavre », quand ces notions figurent déjà dans sa définition même ?
À vouloir disséquer les mots avec trop de précision, certains finissent donc par pratiquer... l'autopsie du cadavre du corps.

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