Je l'ai déjà écrit dans un lointain billet : n'est pas olympien qui veut. L'adjectif qui nous occupe aujourd'hui signifie en effet « relatif à l'Olympe », massif montagneux de Thessalie où la mythologie grecque situait la demeure des douze principales divinités de son panthéon. Rien à voir donc avec son paronyme « olympique », lequel tire son origine d'Olympie, cité du Péloponnèse qui vit naître les Jeux olympiques de l'Antiquité. Pour information, quelque 770 kilomètres séparent les deux sites. Ce n'est pas rien, vous en conviendrez.
Moralité : nos champions sportifs ont beau être régulièrement élevés au rang de dieux du stade, parler de « parade des olympiens » pour évoquer le défilé de nos médaillés olympiques organisé le 14 septembre dernier sur les Champs-Élysées est historiquement et géographiquement absurde. À moins, bien sûr, que Zeus, Athéna et Poséidon n'aient eux aussi décroché une médaille cet été.
Les pièges de la langue française vus au travers de l'actualité réunionnaise
samedi 21 septembre 2024
Les dieux du stade
Lu il y une dizaine de jours : « Quelque 300 d'entre eux, olympiens et paralympiens, vont défiler sur le haut de cette avenue mythique de Paris. » (Imaz Press Réunion)
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