La prescription des puristes est pourtant claire. Si vous souhaitez éviter une nouvelle entorse à la langue soignée, mieux vaut ne pas mettre dans le même sachet cachets et comprimés. Le cachet, nous disent-ils, est une capsule ou une enveloppe de pain azyme renfermant un médicament en poudre. Le comprimé, lui, se présente sous la forme d'une pastille obtenue par compression d'une substance médicamenteuse ou, par extension, de produits que la morale réprouve davantage. N'ayant bien entendu jamais goûté à ces derniers, je me contenterai d'invoquer les photographies dignes de foi consultées sur Internet.
Autrefois, la distinction était relativement facile à établir. Aujourd'hui, la profusion de formes pharmaceutiques a de quoi donner le tournis. Gélules, capsules, dragées, comprimés effervescents, orodispersibles ou à libération prolongée : le patient moderne a parfois besoin d'une ordonnance pour comprendre son ordonnance.
Sans doute désireux d’épargner à notre langue les douleurs d'un tri sémantique des potions que sa voisine de gorge voit passer, les linguistes se sont accordés à reconnaître – à défaut de l'approuver – que dans l’usage, cachet et comprimé ne faisaient désormais plus qu'un. Même les plus réfractaires du lot ont fini par avaler la pilule, à l'instar de Littré et de l'Académie, d’habitude si respectueux des doses à ne pas dépasser.
Les pièges de la langue française vus au travers de l'actualité réunionnaise
samedi 11 janvier 2025
Évitons les maux de tête !
Lu cette semaine : « Jeudi dernier, une jeune mule était interceptée à l'aéroport avec des milliers de cachets d'ecstasy. » (Le Quotidien de La Réunion)
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Ainsi soit-il !
« C’est pourquoi la désignation d’un DRH – aussi expérimenté soit-il – à la présidence d’Airport Holdings Ltd (AHL) soulève une interro...

"Même les plus réfractaires du lot ont fini par avalé la pilule", écrivé-vous !
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