Le pléonasme, lui, ne connaît décidément pas la crise. Dans la série « Le trop est parfois l'ennemi du bien », je vous présente aujourd'hui l'expression « récession économique », formule aussi répandue que fautive.
Avouez que la tentation vous a déjà effleurés d'accoler ces deux mots. Après tout, ils semblent faits pour s'entendre. Pourtant, leur union n'est rien d'autre qu'une grossière redondance. Car lorsqu'elle ne désigne pas, en astronomie, l'éloignement progressif des corps célestes, la récession est, par définition, une baisse de l'activité économique. Sur ce point, l'Académie française, Larousse, Robert et leurs confrères parlent d'une seule voix.
Autrement dit, évoquer une « récession économique », c'est parler d'une diminution de l'activité économique... économique. Ou d'un recul économique... économique. Voire d'un fléchissement économique... économique. À force de vouloir en rajouter, on finit par répéter ce qui est déjà dit. En cette époque où chacun est invité à traquer le gaspillage sous toutes ses formes, pourquoi ne pas commencer par économiser quelques mots ? Votre encre, votre salive et la langue française ne s'en porteront que mieux.
Les pièges de la langue française vus au travers de l'actualité réunionnaise
vendredi 9 mai 2025
Le pléonasme ne connaît pas la crise
« Éducation, santé, services publics, droits des travailleurs, conditions de travail, récession économique dans certains secteurs, rien ne s'arrange en Guadeloupe comme dans l'Hexagone. » (Outre-mer la 1ère)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Ainsi soit-il !
« C’est pourquoi la désignation d’un DRH – aussi expérimenté soit-il – à la présidence d’Airport Holdings Ltd (AHL) soulève une interro...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire