Souvent confondus, parfois employés l’un pour l’autre sous l’œil complaisant des dictionnaires usuels , ces deux paronymes ne sont pourtant pas synonymes. « Affréter » (avec un accent aigu) signifie prendre un navire ou un avion en location pour un transport alors que « fréter » veut dire « donner en location », « fournir un véhicule quelconque par le biais d’une location ». Dans l’extrait d’article cité en introduction, il faut comprendre que la société Bolloré (le client) a affrété l’avion que la compagnie aérienne (le loueur) a frété à son intention.
Mon confrère n’a donc commis aucun détournement de sens, et je l’en félicite, une façon pour moi de boucler ce petit vol linguistique par un atterrissage tout en douceur. En douceur ? J’en connais qui vont dire que je vieillis.
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