Lu la veille : « La journée s’est prolongée au son du Maloya, et par un rendez-vous pour fêter le 20 décembre tous ensemble chez notre camarade Benoît Blard, chemin Champcourt au Tampon, dès la tombée du jour. » (Témoignages.re)
Bonjour à tous. Ou bonsoir, si vous me lisez entre chien et loup. Aujourd'hui, je vais me pencher sur deux expressions que tout semble opposer. Semble seulement, car si la logique voudrait qu'entre « la tombée du jour » et « la tombée de la nuit », ce fût justement… le jour et la nuit, il n'en est rien. Bien au contraire, les deux locutions sont même rigoureusement synonymes.
L'explication tient à l'extraordinaire souplesse du verbe « tomber », lequel ne compte pas moins de vingt-sept acceptions dans le dictionnaire Larousse. Lorsque l'on dit que « le jour tombe », le verbe signifie décliner, s'effacer, s'éteindre progressivement. En revanche, quand « la nuit tombe », il faut comprendre qu'elle apparaît, qu'elle gagne du terrain et finit par étendre son manteau sur le paysage. Autrement dit, dans un cas, le jour s'en va ; dans l'autre, c'est la nuit qui arrive. Deux phénomènes opposés, une seule réalité : ce moment suspendu où le soleil tire sa révérence et où les ombres prennent possession des lieux.
Cela étant dit, à ceux qui pensent que je cherche une fois de plus midi à quatorze heures, je souhaite malgré tout de très joyeuses fêtes de fin d'année.

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