mardi 4 mars 2025

Le trait d'union fait la force

Lu mardi dernier : « Sylvio, un père de famille de 47 avec trois enfants, est occupé avec ses voisins venus prêter main forte à redresser les treilles de chouchoux qui reposent au sol. » (Zinfos974)

Même le plus rudimentaire des correcteurs orthographiques eût été d'une aide précieuse pour notre infortuné journaliste. Il lui aurait évité d'être pris la main dans le sac par tout lecteur un tant soit peu au fait de la graphie des noms composés. En effet, contrairement à main basse, main armée, main courante, petite main, main morte (dans l'expression « ne pas y aller de main morte ») ou main levée (dans la locution « à main levée »), main-forte, comme main-d'œuvre, prend un trait d'union. Tous les ouvrages consacrés aux difficultés de la langue française vous le confirmeront, à défaut d'en expliquer les raisons. Sans doute consciente du flou ambiant, la réforme orthographique de 1990 a bien tenté d'unir les forces et de n'en faire qu'un seul mot à l'instar du terme mainmise ou de mainlevée et mainmorte dans leur acception juridique, mais en vain. Si la forme soudée est mentionnée par politesse dans nos bons vieux dictionnaires, l'usage, lui, a balayé la proposition d'un revers de main. 

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